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Ces dernières années la pratique de la course à pied à connu un essor incroyable, d’ailleurs il n’y qu’à voir l’augmentation de l’offre des équipements proposés par les leaders du marché notamment dans la chaussure, pour comprendre cet engouement. Il existe depuis de nombreuses années, une discipline dérivée de la course à pied est de plus en plus médiatisée et adoptée par les coureurs classiques… tu l’auras compris, il s’agit du trail running.
Le gros point commun de ces deux activités reste la course à pied mais lorsque l’on opère la transition de l’une à l’autre, on se rend compte très rapidement de la différence notable qu’il peut exister.
Est-ce que l’une est meilleure que l’autre ? Est-ce qu’elles se complètent ? Y ‘en a-t-il une plus traumatisante ? C’est ce que l’on va détailler ensemble aujourd’hui.

Petite précision avant de commencer, lorsque je parle de « running » ou de « course à pied » il s’agit de l’activité classique que l’on pratique soit sur route soit sur piste.

 


 

 

LES DIFFÉRENCES ENTRE RUNNING ET TRAIL

La course à pied et le trail ont une donnée fondamentale commune : la distance qui est le produit du temps et de la vitesse. Mais cela dit, le trail va se différencier sur deux autres aspects bien distincts qui va avoir un impact direct sur cette même donnée.

LE DÉNIVELÉ

Récurrent en trail, le dénivelé, qui est la différence d’altitude qu’il y a entre un point A et un point B, va s’avérer très important pour établir le profil d’une course. Comme je l’ai expliqué précédemment, cette donnée va avoir un impact direct sur la vitesse de déplacement. En effet plus ça grimpe, plus elle sera réduite et par conséquent, allongera ton temps de course.

Par exemple, si sur un même athlète, l’on fait un comparatif entre deux courses de 20km dont l’une présente un dénivelé (D+) de 30m et l’autre de 1000m alors il faudra plus de temps pour franchir la ligne d’arrivée dans la course avec les 1000m de D+ car la vitesse durant cette ascension sera forcément réduite.

© Passion Trail 2020

 

LA TECHNICITÉ DES TERRAINS

Il n’y a pas que le dénivelé qui va entraver ton temps de course, en effet, la technicité du terrain est une donnée fondamentale supplémentaire à prendre en compte en trail. Les pierriers, la boue, les pistes rocailleuses, éventuellement la neige… sont tous des paramètres qui influeront directement sur ton allure car il faudra la réduire en fonction de la difficulté et de ton niveau. Ceci est encore plus vrai lors des descentes où le risque de chute est d’autant plus élevé.

ET LE RUNNING DANS TOUT CA ?

Donc tu l’auras compris, le running classique est quasiment dénué de dénivelé ou en présente très peu, cela va dépendre du format de la course. Et enfin, les surfaces sont généralement planes, dures et régulières donc il est plus logique qu’avec tout ça tu puisses maintenir une allure de course régulière contrairement au trail.

 

DEUX ACTIVITÉS DIFFÉRENTES MAIS COMPLÉMENTAIRES

Peut-être t’es-tu déjà penché sur les entrainements et la préparation en trail et si c’est le cas, tu as sûrement constaté que l’on y intègre souvent des séances de VMA (vitesse maximale aérobie) dont certaines peuvent être généralement exécuter sur piste ou sur route. Et inversement certaines préparations en course à pied intègrent des séances de côte.

Tout cela pour te dire que l’une ne va pas vraiment sans l’autre si tu veux travailler de manière qualitative et complète.

AVANTAGES DU RUNNING POUR LE TRAIL

Pour le trail, le travail sur piste d’athlétisme ou sur route va souvent être l’opportunité de faire des séances de qualité en vu de développer (ou maintenir) de la vitesse. Donc comme je le disais précédemment les séances récurrentes seront des séances de VMA courte classique de type 30’’/30’’ ou longue de type 4’/4’. Il s’agit là vraiment d’un travail spécifique à la vitesse car la concentration ne sera focalisée que sur cette dernière ainsi que sur la technique qu’on va lui associer. Rien d’autre.

AVANTAGES DU TRAIL POUR LE RUNNING

Même s’il peut travailler cet aspect durant une phase de PPG (préparation physique générale) le coureur à pied classique va lui, intégrer des séances de côte pour développer sa puissance de manière plus spécifique. Les avantages sont multiples : ils vont permettre d’acquérir ou de maintenir un bon tonus musculaire, une certaine aisance qui va se traduire par une économie de course et un risque de blessure diminué.

 

LES INCONVÉNIENTS

Le running est efficace certes, mais pour certains, sur le long terme, lorsque les progrès se font moins ressentir, on peut éventuellement perdre de la motivation et les séances deviennent de plus en plus rébarbatives et ennuyeuses (comme dans beaucoup de sport c’est vrai). C’est souvent pour cette raison que quelques-unes de ces personnes transitent vers un sport dérivé ou combiné comme le trail ou le triathlon.

Justement la spécificité du trail va casser cette monotonie tout d’abord en intégrant les deux données fondamentales que nous avons cité au début, à savoir le dénivelé et la technicité du terrain. Elle permet d’aborder la course à pied d’une manière totalement différente car on y intègrera aussi de la marche. Les distances vont pouvoir se rallonger considérablement mais là ou le trail va se différencier de sa cousine, la course à pied, c’est bien sûr sur la variété des sentiers que tu vas pratiquer, parce que ça…

ça…

ou alors ça…​

Et bien c’est assez compliqué de le retrouver lorsque tu vis à Paris XVIème 😊. Je pourrais en parler des heures pour t’expliquer ce que l’on ressent lorsque tu aperçois des levés ou couchés de soleil en montagne, loin de tout, mais…. Il faut le vivre pour comprendre et réaliser. Je parle de montagnes mais il y a aussi de superbes sentiers littoraux que l’on peut rencontrer en Bretagne ou bien par chez moi dans les calanques par exemple. Il y a aussi de jolie trail en plaine mais ne présentant malheureusement que très peu de dénivelé.

Cela dit, ce n’est pas parce que tu habites de grandes villes que la pratique du trail n’est pas possible. J’en avais d’ailleurs brièvement parlé dans une vidéo (« OU FAIRE DU TRAIL ? »).

D’un autre côté le trail nécessite peut-être un peu plus de matériel et d’attention sur certains points comme la nutrition et plus particulièrement lorsque tu commences à effectuer des sorties de plus en plus longues. Attention ! je ne dis pas que dans le running l’alimentation n’est pas importante bien entendu, mais sa gestion est quelque peu différente.

Ensuite force est de constater que le trail n’est pas non plus à prendre à la légère et présente plus de risque de blessures notamment à cause des surfaces de terrains pratiqués, qui lorsqu’elles sont techniques peuvent te couter rapidement une cheville ou une petite chute sur le coccyx. On peut ajouter à cela que les descentes prolongées qui sollicitent fortement des contractions excentriques inhabituelles sont elles aussi un gros facteur de blessure dans le trail.

 


 

 

CONCLUSION

Le running et le trail sont des activités complémentaires. Il serait naïf de penser qu’une activité est meilleure que l’autre car chacune d’entre elles présentent ses avantages et ses inconvénients. Le running est un sport ou la vitesse reste le paramètre le plus déterminant et il se pratique sur des terrains souvent plats au revêtement régulier. Le trail quant à lui, sera plus axé sur la gestion de l’effort et de la transition course/marche, ou l’aspect du dénivelé et de la technicité des terrains de jeu sont certes plus difficiles à gérer mais font de toi un coureur tout terrain.

Dans les deux cas, on ne le dira jamais assez, autant pour les débutants que les plus confirmés, il faudra toujours respecter cette notion de progressivité afin d’éviter les blessures stupides qui peuvent freiner ta motivation et ta progression.

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