Bien que je sois préparateur physique, cela ne veut pas dire que je sois épargné de toutes ces erreurs que peuvent effectuer les débutants comme les plus aguerris. En étant totalement honnête je dirais même que ce serait le contraire ! On peut mettre ça sur le compte de l’ego ou d’un excès de confiance mais quoi qu’il en soit, la conclusion reste la même, nous sommes loin d’être des surhommes et il faudra payer la facture le moment venu.
Aujourd’hui je partage avec toi, cinq erreurs stupides que j’ai pu commettre en trail running pour les raisons évoquées précédemment.

 


 

1. CHOIX DES CHAUSSURES

S’il y a bien une erreur où j’ai cumulé les fausses notes au début de la course à pied en général, c’est au niveau du choix des chaussures. Il y a des années, comme beaucoup j’accordais une importance capitale à l’amorti mais aussi à l’esthétique. Je choisissais mes modèles uniquement sur ces deux critères. Je me foutais éperdument des autres caractéristiques comme le drop, le dynamisme etc… D’un autre côté et à ma décharge, cela était beaucoup moins démocratisé qu’à l’heure actuelle.

Quelques années plus tard et à force d’expérience, j’avais évidemment un peu plus de connaissance dans la chaussure de running, sauf que lorsque j’ai débuté le trail j’ai commis l’erreur cette fois de penser que la différence entre le matériel des deux disciplines était sensiblement identique. Donc je pratiquais du trail en chaussure de running. Tu me diras que ce n’est pas bien grave sur des sentiers stabilisés ou plutôt réguliers mais lorsqu’il s’agissait d’évoluer sur des terrains beaucoup plus techniques cela devenait beaucoup plus désagréable autant pour moi que pour mes chaussures qui en prenaient pour leur grade. Après m’être rendu compte que quelque chose cloché, j’ai finalement décidé d’investir dans une paire dédiée au trail. Par la suite j’ai immédiatement compris l’importance et la différence qu’il pouvait y avoir au niveau du matériel et je me suis d’ailleurs penché plus sérieusement sur le sujet pour en découvrir toutes les subtilités.

 

2. TRANSITION MEDIO-PIED

L’une des erreurs les plus marquantes que j’ai pu commettre en pratiquant le trail c’est lorsque j’ai décidé d’entamer la transition talon/medio-pied. Après avoir mûrement réfléchis sur son utilité et le pourquoi d’un tel changement, j’ai compris par la suite que j’aurais dû un peu plus réfléchir sur le comment.
J’ai débuté mes premières foulées sans tenir compte du temps des séances en effectuant la quasi-totalité de ces dernières en medio-pied. Mon ego étant de la partie, je me disais que j’avais de bons mollets prêts à encaisser de petits footings insignifiants… résultats : tendinites aux tendons d’Achille que j’ai tout même réussi à soigner assez rapidement.
Si jamais tu te posais la question sur la différence entre attaque talon et medio-pied je te renvois à la vidéo que j’ai précédemment faite sur le sujet « ATTAQUE TALON VS MEDIO-PIED »

 

3. DÉBUTER AVEC UN TROP GROS VOLUME

Une autre erreur assez commune à tous ceux qui ont tendance à se lancer à 300% dans ce qu’ils entreprennent : oublier totalement le principe de progressivité et débuter à corps perdu avec des volumes et intensités totalement inadaptés !
J’étais vraiment impatient de progresser pour pouvoir effectuer des sorties de plus en plus longues avec de plus en plus de dénivelé. Une fois de plus, mon excès de confiance m’a orienté sur la mauvaise pente !
« Je tiens tout de même à marquer ce petit aparté pour te faire remarquer ce magnifique jeu de mot dont tu viens juste d’être témoin »
Bref, des volumes d’entrainement bien trop important qui se sont rapidement résulté par une fatigue chronique, un sommeil perturbé et bien évidemment l’apparition de blessure. D’ailleurs il faut savoir que la cause principale des blessures dans le running est dû à une charge de travail bien trop importante et pas du tout adapté à l’athlète.
Par chance ces petits soucis occasionnés ont été légers en ce qui me concerne mais pour d’autres qui ne prennent pas assez au sérieux ces signaux d’alerte et qui persistent sans changer quoi que soit le prix à payer sera généralement très cher par la suite : surentrainement chronique qui demandera des mois de rétablissement, des tendinopathies qui peuvent atteindre le stade le plus grave qu’est celui de la rupture et j’en passe…
Donc pense à toujours adapter tes entrainements en fonction de ton niveau actuel. Cela vaut autant pour les débutants que pour les plus aguerris car en effet, les reprises d’entrainement très mal gérées au niveau de la charge sont aussi un facteur de blessure récurent. Il y a eu pas mal d’exemple sur des athlètes élites en période post confinement COVID-19.

 

4. GESTION DE L’EFFORT (ENDURANCE LONGUE ET DÉNIVELÉ)

Avant de débuter le trail, je courrais déjà sur route et sur des distances relativement courtes entre 5km et 10km à des intensités plutôt élevées. Le comble était que j’avais horreur du dénivelé car cela modifiait ma foulée et mes allures. J’aimais garder cette constance dans l’effort en poussant lorsque c’était nécessaire.
Une fois que j’ai commencé à arpenter les sentiers, je me suis de nouveau heurté à un nouveau problème que je n’ai pas solutionner dans l’immédiat à savoir la gestion de l’effort surtout lorsqu’il s’agissait de dénivelé positif. Et oui ! Comme je le disais précédemment je détestais modifier mes allures et voulais absolument les conserver quelque soit le pourcentage de la pente. Le résultat, tu t’en doutes, est que je me cramais à vitesse grand V et rentrais sur les rotules.
Avant de me lancer, je dois avouer que je m’intéressais au trail depuis des années mais je ne m’étais jamais penché en détail sur la pratique de ce sport. Au début il me semblait inconcevable de marcher car le trail était avant tout de la course à pied. Mais j’ai rapidement compris qu’il s’agissait d’une erreur et que cela se gérait d’une tout autre manière. Tout d’abord j’ai recalé le côté performance de mes priorités dominantes pour laisser place au plaisir, qui s’avère être la raison essentielle pour laquelle j’ai choisi cette discipline. Ensuite le reste est venu naturellement. J’ai commencé à gérer mes efforts en apprenant à courir à des allures plus faibles non seulement pour perdurer sur de plus grandes distances mais aussi pour limiter les dégâts lors des ascensions. Finalement de mon point de vu j’ai compris que le trail représentait plus le côté plaisir et qu’en plus d’être de la course à pied c’était aussi de la marche !

 

5. ALIMENTATION ET HYDRATATION

Je n’aurais pas pu conclure ma liste de mes pires erreurs lorsque j’ai débuté le trail sans ajouter celle de l’alimentation et l’hydratation. En tant que préparateur physique et bien que je ne fusse pas un spécialiste du sport d’endurance, je connaissais pertinemment l’importance de ces deux paramètres. Mais je te le donne en mille : excès de confiance + ego = gros c** qui prend des décisions de m**** !
Auparavant je ne me souciais que très peu de l’hydratation sur les courtes distances et inutile de te dire que la gestion de l’alimentation pendant la course quant à elle, était totalement inexistante ! Cela dit, lorsque j’ai commencé à me lancer sur des sorties longues de plus de 2h et que je me contentais de prendre une barre de céréale ou une compote sans tenir compte de mes réels besoins énergétiques, j’ai compris rapidement là aussi qu’il allait vite falloir se pencher sur le sujet. Quand tu te retrouves confronté à cette situation où tes réserves de glycogène sont au plus bas, et que tu goûtes à cette sensation d’un corps qui ne veut plus avancer… crois-moi tu te donnes les moyens de remédier au problème par la suite.
Donc pour cela, j’ai commencé par calculer approximativement quels étaient mes besoins énergétiques lors d’un effort d’endurance et j’ai appris comment et quand les assimiler, que ce soit par l’alimentation ou l’hydratation. Évidemment cela ne s’est pas fait du jour au lendemain mais les résultats se sont vites fait ressentir.

CONCLUSION

 

Comme tu as pu le constater, il semble que j’ai validé mon test en faisant toutes les erreurs classiques qu’il est possible de faire lorsque l’on débute en trail running. Mon expérience aurait dû me rappeler d’y aller avec précaution en prenant le temps d’apprendre quelques notions de base et pourtant… J’ai foncé tête baissé en laissant mon excès de confiance et mon ego prendre le dessus, pensant que je connaissais suffisamment mon corps pour ne pas commettre d’erreur. Si comme moi tu as commis au moins l’une d’entre elles alors n’hésite pas à le faire savoir dans les commentaires, ce sera non seulement utile pour ceux qui regardent et souhaitent se lancer mais on pourra éventuellement aussi en discuter.

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